ELECTION 2006

Le leader du Mlc Jean-Pierre candidat vaincu au deuxième tour du scrutin présidentiel n’est ni satisfait ni convaincu des résultats partiels proclamés par la Cei et promet, sans recourir à la violence que beaucoup redoutaient de sa part, d’user de toutes les voies légales de contestation des résultats concernés. Le dossier de l’élection présidentielle n’est pas encore clos. Après la proclamation des résultats provisoires du deuxième tour, déclarant Joseph Kabila vainqueur, son adversaire, Jean-Pierre Bemba vient de réagir. Il conteste les résultats et a pris l’engagement d’user de toutes les voies légales « pour faire respecter la volonté de notre peuple ». Rien de surprenant. Regards donc vers la Cour suprême de justice.

Jean-Pierre Bemba, vice-président de la République, l’un des deux candidats retenus au deuxième tour de l’élection présidentielle a réagi à la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante, CEI.

L’on se rappellera que la Commission électorale indépendante a rendu publics les résultats provisoires du deuxième tour de l’élection présidentielle. C’était mercredi 15 octobre 2006.

De ce fait, Joseph Kabila a été déclaré élu président de la République par la Commission électorale indépendante avec 58,05% des suffrages exprimés contre 41,85% à Jean-Pierre Bemba. Jeudi, dans l’avant-midi, la Commission électorale indépendante a déposé ces résultats provisoires près la Cour suprême de justice pour validation.

Réagissant à ces résultats, le candidat Jean-Pierre Bemba se déclare surpris par cette communication de la CEI. Il  rappelle avoir introduit six requêtes auprès de la CEI, « notamment celle concernant le nombre de 1.481.291 personnes qui ont voté en dehors de leur circonscription électorale et qui constitue environ 10% du vote exprimé ».

Face à cette situation, Jean-Pierre Bemba exprime son regret et qu’il ne peut accepter ces résultats qui sont loin de refléter la vérité des urnes. « Je prends l’engagement d’user de toutes les voies légales pour faire respecter la volonté de notre peuple », conclut Jean-Pierre Bemba.

Démarche légale

La question est celle de savoir ce qui va se passer maintenant avec cette contestation du leader de l’Union pour la Nation. Nous devons nous empresser de saluer ce comportement de Jean-Pierre Bemba qui a adopté une attitude responsable et démocratique.

Sa démarche est légale et conforme à la Loi électorale et à la Constitution. Il dispose donc de trois jours pour introduire sa requête auprès de la Cour suprême de justice. Cette haute Cour dispose à son tour de sept jours pour examiner ce recours et rendre son arrêt. Cet arrêt est sans appel.

Evidemment, l’alternative est la suivante. Si la Cour suprême de justice donne raison à Jean-Pierre Bemba, il y a lieu de refaire tous les calculs. Dans la deuxième hypothèse, la décision de la Commission électorale indépendante sera confirmée et le candidat Jean-Pierre Bemba, comme il l’a souligné lui-même dans sa déclaration « d’user de toutes les voies légales », devra s’incliner, en bon démocrate et légaliste, devant l’arrêt de la Cour suprême de justice. Celle-ci, force nous est de le rappeler, demeure sans appel, car traitant en dernier ressort.

Faut-il craindre d’autres scenarii ? Nous-nous abstenons de répondre à cette interrogation dès lors que le vice-président de la République a toujours évoqué le recours « à des voies légales ». C’est ce qu’il fait jusqu’à ce jour. Tous les regards sont désormais tournés vers la Cour suprême de justice.

Déclaration de Jean-Pierre Bemba

Chers compatriotes,

1. J’ai appris comme tout le monde, par la voie des ondes, les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle publiés par la Commission Electorale Indépendante.

2. Grande a été ma surprise de constater que la CEI n’a pas, comme convenu, notifié aux candidats les résultats afin de leur permettre de réagir dans le délai de 48 heures.

3. Je tiens à rappeler à l’opinion nationale et internationale, que ces élections ont fait l’objet de plusieurs contestations dont les 6 requêtes que j’ai moi-même adressées à la CEI, notamment celle concernant le nombre de 1.481.291 personnes qui ont voté en dehors de leur circonscription électorale et qui constitue environ 10% du vote exprimé. A ce jour, la CEI n’a répondu qu’à deux de ces requêtes et d’ailleurs une manière nullement satisfaisante.

Devant cette situation, je suis au regret de dire à notre peuple et à la Communauté Internationale que je ne peux pas accepter ces résultats qui sont loin de refléter la vérité des urnes.

Je prends l’engagement d’user de toutes les voies légales pour faire respecter la volonté de notre peuple.

Je ne peux terminer cette adresse sans remercier sincèrement le peuple congolais pour m’avoir fait confiance, et je l’assure de ma ferme détermination de ne jamais le trahir.

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo

 

Déclaration incendiaire du cardinal Etsou : une importante réunion convoquée par l’Archidiocèse de Kinshasa

Kinshasa, 16/11/2006 / Politique

Abbés curés, Pères curés, Pères supérieurs majeurs, Frères supérieurs majeurs, Révérendes Sœurs supérieures majeures, Bakambi… convoqués par l’Archidiocèse de Kinshasa. L’opinion kinoise est suspendue à la déclaration qui sortira, ce mercredi, à l’issue de l’importante réunion con­voquée par l’Archidiocèse de Kins­hasa. Cette réunion, qui sera prési­dée par Mgr Daniel Nlandu, Evêque auxiliaire et Vicaire général, a une grande portée diocésaine. Elle per­mettra entre autre de fixer les cœurs des fidèles en particulier et des Con­golais en général sur la vraie position de l’Eglise catholique romaine après les propos du cardinal Etsou sur RFI.

En effet, les derniers propos du cardinal Frédéric Etsou ont jeté l’huile au feu dans l’opinion congolaise au point de raviver les foyers de tension entretenus depuis peu par les partis contestant le bon déroulement des élections. Or, l’Eglise comme le veut sa vocation devrait demeurer au milieu du village proposant sa médiation dans la résolution des conflits so­ciaux.

Un décor de crise

Sur Radio France Internationale, (RFI), le cardinal Etsou est venu comme pour apporter de l’eau au moulin des contestataires en demandant au président de la CEI, l’abbé Apollinaire Malumalu, de rétablir la vérité des ur­nes. Ces déclarations, lancées à quel­ques jours seulement de la proclama­tion des résultats provisoires de l’élec­tion présidentielle par la CEI, risquent de replanter le décor de nouveaux af­frontements à l’image des incidents des 20, 21 et 22 août 2006. Ces inci­dents, on s’en souvient comme hier, ont été déclenchés le jour même de la proclamation des résultats du pre­mier tour du scrutin présidentiel.

Au concret, les propos du prélat catholique, qui disposent des créneaux qualifiés pour faire des observations à son abbé président de la CEI, sont venus corroborer les accusations de certains membres de l’Union pour la Nation pour qui il y aurait eu des cas de tricheries avérées avec les déro­gations, l’interdiction de leurs mem­bres d’accéder dans certains bureaux de vote, la disproportion entre le nom­bre d’électeurs appelés à voter et ceux qui ont effectivement participé au vote.

Les griefs de l’union

Tous ces griefs déposés par le pré­sident de l’Union et candidat à la pré­sidentielle 2006, Jean-Pierre Bemba n’aurait pas encore, selon ses dires, obtenu satisfaction, car il n’a pas en­core reçu de correspondances répon­dant à celle qu’il a adressée au prési­dent de la CEI.
                                                                                                                

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