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Comment refuser l’offre des copains ou des dealers

Refuser est un acte de force et non de faiblesse. Même si les copains ne le disent pas, c’est plutôt valorisant.

Rappelez vous que les dealers se moquent bien de vos problèmes et de vos envies, ils n’en veulent qu’à votre argent.
Ils ont plein de trucs pour vous faire consommer et vous rendre dépendant, comme se présenter de façon amicale et vous offrir de la drogue gratuitement au début. "essaye ça, tu verras, tu te sentira bien !"ou "ça ira mieux !"ou "avec ça, tu es sûr de tenir toute la nuit !" ou encore "essaye juste une fois, il n'y a pas de risque !". Ils sont sûrs, eux, que vous deviendrez dépendant et qu’ils pourront alors vous soutirer tout l’argent qu’ils désirent.
Avec un dealer, il suffit de dire fermement "non", de refuser de discuter, de s’éloigner et de l’éviter ensuite.

Avec les amis, c’est plus délicat car on a envie de rester avec eux et que l’on a pas envie de les perdre. Pourtant, quand ils sont sous l’effet de la drogue, ils ne sont pas forcément très intéressants. Il est donc préférable de s’éloigner et de les revoir à un autre moment quand ils ne consomment pas.

Ce n’est pas une honte de refuser de prendre de la drogue, d'ailleurs la très grande majorité des jeunes n'en consomme pas.
Comme ce n’est pas une honte de ne pas fumer, cela n’empêche pas d’avoir des amis fumeurs.

Si vous vous sentez alors exclu du groupe, cela signifie que seule la drogue est le moteur de ce groupe et que le lien qui vous unit est totalement artificiel. Il vaut mieux alors chercher des amis ailleurs.

J’en consomme un peu pour faire comme tout le monde

Non, "tout le monde" ne touche pas à la drogue loin s’en faut. La très grande majorité des jeunes ne touche pas à la drogue et s’amuse, rit, aime et vit sans l’aide d’aucun produit.

Peut-être consommez vous

  • par convivialité et pour favoriser la communication avec les autres quand vous êtes avec vos amis ou dans une soirée,
  • ou pour vous "sentir bien" et oublier vos problèmes,
  • ou par simple curiosité.

Si c’est un problème de communication, vous êtes sans doute timide comme une majorité de jeunes. La drogue vous donne l’impression de vaincre votre timidité mais ne la guérit pas et vous serez obligé d’en reprendre chaque fois. C’est le début de la marche vers la dépendance.
La timidité, ça se soigne et ce n’est pas très difficile ! Il est alors préférable d’en parler à un adulte de confiance : vos parents d’abord, un médecin ou un psychologue scolaire ou familial ensuite, qui pourront vous conseiller et vous aider.

Si c'est par pure convivialité "pour faire comme les autres", pensez qu'il n'est pas nécessaire de fumer pour être bien en compagnie de fumeurs, ni de tirer sur un joint ou prendre une drogue quelconque pour être bien avec ses amis. Il faut bien avoir à l’esprit tous les dangers que l’on encourt en prenant de la drogue. Lisez attentivement ce site ou d’autres sites qui présentent les effets et dangers des drogues

Si c'est pour vous "sentir bien", c'est que sans drogue vous ne vous sentez pas bien ou vous sentez mal et donc que vous avez un problème.
La drogue masquera, le temps de son effet, le problème qui réapparaîtra dès qu'elle ne fera plus effet. Vous serez donc tenté d'en reprendre et risquez d'aboutir à la dépendance.
La seule solution est d'identifier votre problème et de trouver un moyen pour le résoudre. Au besoin faites vous aider par un psychologue scolaire ou par un Point Écoute Jeune, s'il y en a un près de chez vous, ou venez dans un centre ou une association spécialisés où vous serez écouté et conseillé de façon anonyme et gratuite.
Pour avoir des adresses : => Trouver de l'aide.

Si c’est par curiosité, la curiosité est naturelle quand on est jeune. Cependant il faut bien avoir à l’esprit tous les dangers que l’on encourt en prenant de la drogue. Ces dangers, les amis ou les dealers qui vous poussent à consommer se gardent bien de les mentionner.
Comme pour la convivialité, lisez attentivement ce site ou d’autres sites qui présentent les effets et dangers des drogues.

Apprenez à vous affirmer et à dire oui ou non en fonction de vos propres choix. Apprenez à refuser la drogue sans vous croire obligé de vous justifier.

J’en consomme pas mal mais je ne suis pas dépendant

En êtes vous si sûr ? Avez-vous essayé d’arrêter ?

Réfléchissez sur ce qui vous pousse à consommer. Quel est votre problème pour ne pas faire comme la majorité des jeunes qui ne prennent pas de drogue et s'en trouvent parfaitement heureux ?

Vous n’êtes sans doute pas loin de la dépendance ou bien vous y êtes déjà. Il est temps d’en parler avec vos parents, des amis de confiance qui ne consomment pas, le médecin, l’infirmière ou le psychologue de l’école, votre médecin de famille, ou de venir voir, quelque soit votre age, une association ou un autre organisme spécialisés. C’est facile, gratuit, confidentiel, vous ne serez ni critiqué ni jugé et ça vous aidera à y voir clair.
Pour avoir des adresses : => Trouver de l'aide.

J’ai envie de m’en sortir

Cela prouve que vous avez pris conscience des effets négatifs des drogues et des problèmes et dangers associés. Vous avez compris que la drogue vous piège.

Selon la drogue et votre état de consommation, ce sera facile ou plus laborieux et plus ou moins long.
Essayez de comprendre pourquoi vous vous êtes drogué. Si vous savez pourquoi vous vous êtes drogué, ce sera plus facile de vous en sortir, surtout si vous pouvez agir sur la cause.

Si c’est possible, éloignez vous des personnes qui vous fournissent de la drogue et des amis avec qui vous consommez, surtout si la tentation reste forte et que vous n’arrivez pas à refuser leurs propositions.

C’est toujours plus difficile de s’en sortir tout seul car on résiste difficilement à la drogue sur une longue durée. Il est bien préférable de se faire aider.

Parlez en à vos parents ou proches qui, même s’ils ont une première réaction négative ou violente, seront sûrement prêts à vous aider, une fois l’orage passé.

N’hésitez surtout pas à contacter votre médecin, un médecin ou un psychologue scolaire, ou une association ou un centre spécialisé, quelque soit votre age, pour vous faire aider.

Ces centres vous proposent toute une gamme d’aides qui, selon vos souhaits, vont de l’écoute et conseil à la prise en charge psychologique, sociale et médicale.
Si vous êtes très dépendant, ils peuvent vous aider à faire une cure de sevrage en centre de soin et à rentrer ensuite dans un centre de post-cure pour consolider le sevrage.
Ils vont vous aider à vous assumer et à retrouver une vie normale sans drogue.
C’est facile, efficace, confidentiel et totalement gratuit.
Pour avoir des adresses : => Trouver de l'aide.

Mes parents ont découvert que je me drogue

Ne niez pas la vérité, cela ne sert à rien et ne peut que compliquer la suite des évènements, la discussion sera plus aisée si on évite le mensonge.

Refusez de discuter sous l’effet de la colère et dites le, dites que vous vous expliquerez quand le calme sera revenu…. Mais il faudra le faire sans attendre.

Expliquez pourquoi vous prenez de la drogue et ce que cela vous apporte.
Si c’est pour oublier des problèmes familiaux, scolaires ou autres, expliquez ces problèmes, c'est l'occasion ou jamais d'en parler.

Incitez vos parents à ne pas paniquer et à s’informer sur le sujet de façon objective, éventuellement à rencontrer une association spécialisée pour se faire conseiller.
Allez également la voir, ça ne coûte rien et l’accueil est sympa ! En plus vous ne serez pas jugé ni critiqué, rien que du positif. Vous pourrez en tirer des conseils utiles.

Envisagez sérieusement de réduire ou arrêter votre consommation et discutez avec eux sur la façon d’y parvenir. Ce ne sera que bénéfice pour vous.

Si je me fait prendre par la police

 

Ne jouez pas au plus malin avec la police, ça ne peut qu’aggraver la situation. Pas la peine de nier des évidences.

Selon le cas, la police prendra vos coordonnées pour vous convoquer plus tard, ou bien vous serez mis en garde à vue.

Si vous êtes mineur, vos parents et le procureur seront avisés sans délai.
Si vous êtes majeur, demandez aussi que vos parents soient prévenus, et le plus tôt est le mieux, car ils peuvent vous aider en discutant avec les policiers, même s’ils découvrent le problème à cette occasion.

Si vous êtes pris pour usage de drogue,

La situation n’est pas trop grave du point de

 

vue pénal, vous serez sans doute relâché après l

a garde à vue, qui peut cependant durer de

quelques heures jusqu’à 48 heures maximum.
Mais il faudra vous présenter

 

ponctuellement à toute convocation

au commissariat, à la gendarmerie ou au

tribunal, ne pas le faire peut vous conduire en prison !

Lors de la garde à vue, vous pouvez être

examiné par un médecin à votre demande si

vous estimez avoir été maltraité ou à celle

d’un officier de police s’il l’estime nécessaire pour

son enquête. Vous pouvez demander l’aide d’un

avocat ou le faire faire par vos parents, l’avocat

ne pourra intervenir que 20 heures après

votre arrestation.

Si vous passez en justice, vous écoperez

vraisemblablement d’une obligation de soin ou

injonction thérapeutique " consistant à vous

 

rendre régulièrement dans un centre spécialisé d'aide

et de soin, généralement une fois par semaine,

pour vous inciter à décrocher de la drogue.
Là encore, respectez scrupuleusement

cette

obligation, sous peine de finir en prison si

vous ne le faites pas, la justice vérifie votre assiduité.
Prenez ces rencontres de façon positive, après

tout, c’est peut-être l’occasion de revenir à

une vie plus normale !
Ne craignez pas que le centre où vous vous

rendez

répète à la police ou à la justice ce que vous

dites, tous les entretiens sont confidentiels et ces centres respectent une déontologie

identique au secret médical. La justice ne

vérifiera que le

fait que vous y allez et rien de plus.

 

C’est plus grave, répondez aux questions des policiers, vous

ne gagnerez de toute façon rien à faire la forte tête, cela

risque même de vous nuire sérieusement.
Sachez que vous pouvez rester légalement en garde à vue

jusqu’à 96 heures (4 jours), dans ce cas vous devez

obligatoirement être examiné par un médecin toutes

les 24 heures, pour s’assurer que vous êtes bien traité.
Vous pouvez demander l’aide d’un avocat ou le faire

faire par vos parents, l’avocat ne pourra intervenir

que 72 heures (3 jours) après votre arrestation. Vous

serez alors mis en examen et, selon le cas, emprisonné

ou relaché sous contrôle judiciaire, en attendant un jugement.

 

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